IBM annonce des milliers de suppressions d’emplois dans le cloud : une restructuration pour booster l’IA et les logiciels

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Dans un contexte de transformation accélérée vers l’intelligence artificielle (IA) et le cloud hybride, IBM vient d’annoncer une vague de suppressions de postes massives. Selon plusieurs sources fiables, des milliers d’employés pourraient être touchés au cours du quatrième trimestre 2025, principalement dans les divisions liées au cloud et aux infrastructures. Cette décision s’inscrit dans une stratégie de recentrage sur des segments à plus forte marge, comme les logiciels et les services IA, au moment où la concurrence s’intensifie avec des géants comme Amazon Web Services, Microsoft Azure et Google Cloud.

Une coupe discrète mais profonde dans les effectifs

IBM, qui employait environ 270 000 personnes fin 2024, prévoit de réduire ses effectifs d’un « faible pourcentage à un chiffre », ce qui pourrait représenter entre 2 700 et plusieurs milliers de postes supprimés. Ces licenciements toucheraient particulièrement l’unité « IBM Cloud Classic », héritage de l’acquisition de SoftLayer en 2013, où jusqu’à un quart des effectifs pourrait être concerné. Des équipes de conseil, de vente, d’infrastructure cloud et même de marketing seraient également impactées.

La nouvelle a été confirmée par un porte-parole d’IBM auprès de Bloomberg et Reuters, qui a souligné que ces ajustements visent à « fournir le meilleur accompagnement à nos clients dans l’adoption d’une plateforme de cloud hybride ouverte et de capacités d’IA ». Ce n’est pas la première fois : en mars 2025, l’entreprise avait déjà procédé à des coupes similaires, estimées à 9 000 postes, dans le cadre d’une restructuration continue. Et en 2020, des rumeurs faisaient état de jusqu’à 40 000 suppressions mondiales pour se concentrer sur le cloud.

Malgré ces annonces, IBM maintient que son niveau d’emploi global aux États-Unis restera stable, avec une délocalisation marquée vers des pays comme l’Inde, où les offres d’emploi se multiplient. En Europe et en France, où IBM compte plusieurs milliers de salariés, les impacts pourraient être limités mais non négligeables, avec des discussions en cours avec les syndicats.

 

Pourquoi maintenant ? Un ralentissement dans le cloud qui inquiète

Cette vague de licenciements intervient après un troisième trimestre 2025 décevant pour le segment clé des logiciels cloud, incluant la division Red Hat (acquise en 2019 pour 34 milliards de dollars). Bien que le chiffre d’affaires global ait progressé de 9 % à 16,3 milliards de dollars, la croissance du cloud hybride a ralenti, ravivant les doutes des investisseurs sur la capacité d’IBM à surfer pleinement sur la vague de l’IA. Le PDG Arvind Krishna, aux commandes depuis 2020, avait déjà évoqué en 2023 le remplacement de 7 800 emplois par de l’IA, sans calendrier précis.
Pour contrer cela, IBM accélère ses investissements : en février 2025, l’acquisition du spécialiste DevOps HashiCorp pour 6,4 milliards de dollars renforce son portefeuille en automatisation et cloud. L’entreprise mise aussi sur Red Hat pour capter les dépenses croissantes en services cloud IA, avec des rachats d’actions massifs (45 milliards de dollars en cours). « Nous investissons dans ces domaines pour accélérer la croissance », a insisté un porte-parole.

Impacts sur le secteur tech et perspectives

Cette restructuration n’est pas isolée : le secteur technologique vit une vague de licenciements depuis 2023, avec plus de 500 000 postes supprimés globalement pour rationaliser les coûts post-bulle IA. Chez IBM, elle pourrait accélérer la migration vers des modèles plus agiles, mais au prix d’une perte de talents et d’une démotivation interne, comme le rapportent des employés anonymes sur des forums internes.
Pour les clients français et européens, adeptes des solutions cloud hybrides d’IBM, cela pourrait signifier une offre plus affinée, mais aussi des disruptions temporaires. Tarpin Azur suivra de près les évolutions, notamment les négociations en France et les premiers bilans du Q4.
Qu’en pensez-vous ? Ces coupes sont-elles un mal nécessaire pour l’innovation, ou un signal d’alarme pour le cloud d’entreprise ? Partagez vos avis en commentaires.
Sources : Bloomberg, Reuters, ChannelNews, Boursorama. Article basé sur des informations publiques au 6 novembre 2025.

Man and AI robot waiting for a job interview: AI vs human competition
Man and AI robot waiting for a job interview: AI vs human competition

 

Pourquoi maintenant ? Un ralentissement dans le cloud qui inquiète

Cette vague de licenciements intervient après un troisième trimestre 2025 décevant pour le segment clé des logiciels cloud, incluant la division Red Hat (acquise en 2019 pour 34 milliards de dollars). Bien que le chiffre d’affaires global ait progressé de 9 % à 16,3 milliards de dollars, la croissance du cloud hybride a ralenti, ravivant les doutes des investisseurs sur la capacité d’IBM à surfer pleinement sur la vague de l’IA. Le PDG Arvind Krishna, aux commandes depuis 2020, avait déjà évoqué en 2023 le remplacement de 7 800 emplois par de l’IA, sans calendrier précis.
Pour contrer cela, IBM accélère ses investissements : en février 2025, l’acquisition du spécialiste DevOps HashiCorp pour 6,4 milliards de dollars renforce son portefeuille en automatisation et cloud. L’entreprise mise aussi sur Red Hat pour capter les dépenses croissantes en services cloud IA, avec des rachats d’actions massifs (45 milliards de dollars en cours). « Nous investissons dans ces domaines pour accélérer la croissance », a insisté un porte-parole.

Impacts sur le secteur tech et perspectives

Cette restructuration n’est pas isolée : le secteur technologique vit une vague de licenciements depuis 2023, avec plus de 500 000 postes supprimés globalement pour rationaliser les coûts post-bulle IA. Chez IBM, elle pourrait accélérer la migration vers des modèles plus agiles, mais au prix d’une perte de talents et d’une démotivation interne, comme le rapportent des employés anonymes sur des forums internes.
Pour les clients français et européens, adeptes des solutions cloud hybrides d’IBM, cela pourrait signifier une offre plus affinée, mais aussi des disruptions temporaires. Tarpin Azur suivra de près les évolutions, notamment les négociations en France et les premiers bilans du Q4.
Qu’en pensez-vous ? Ces coupes sont-elles un mal nécessaire pour l’innovation, ou un signal d’alarme pour le cloud d’entreprise ? Partagez vos avis en commentaires.
Sources : Bloomberg, Reuters, ChannelNews, Boursorama. Article basé sur des informations publiques au 6 novembre 2025.

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